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18.04.2008

La compil des bonnes ID de business !!!

4ea19e5a8e9d344d05482842668fe0a1.jpg La compilation des Bonnes idées au 18 avril 2008 !!!

Croissance-minute !.
Six mois après avoir créé, avec 24.000 euros, Staaff.fr, un site internet, place de marché des services à domicile, Stéphane E. Boukris, 24 ans, réalise sa première levée de fonds (400.000 euros). Il intéresse des investisseurs comme Accor Services, Mediastay, agence d'édition de jeux en ligne et des business angels. Staaf.fr ne réalisera que 3.000 euros de CA cette année mais il a déjà 10.000 prestataires inscrits dont 1.500 ont déjà vendu des heures et le marché des services à domicile est estimé à 12,1 milliard, en croissance de 10% par an.
« Les Echos » 08/04/08 page 26

SereniP facilite le téléphone
Créée en août 2007, la société Devopsys à Limoges a mis au point, à partir de logiciels libres et d'applications web, SereniP, un outil de télécommunication qui est à la fois un annuaire, un calendrier et une messagerie. Il permet de personnaliser le message d'accueil en fonction de l'appelant, de gérer des "états" pour les personnes appelées (libre, occupé, en réunion, absent...) et d'optimiser ainsi tout le flux des communications en facilitant l'appel de la bonne personne au bon moment. Le produit est commercialisé à partir de 1.000 euros pour 10 postes. L'entreprise mise sur 600.000 euros de CA pour son premier exercice.
Corinne Mérigaud dans « La Tribune » 09/04 page 12

Communiquer par le parking
Ludovic Bertrand, un habitant de Poitiers de 39 ans, a décroché un trophée national du concours Oséo Anvar avec son concept « Com 'park », une forme de « mobilier urbain » implanté sur l'extrémité des bandes blanches des places de parking qui sert à la fois à baliser les places et à communiquer efficacement. Le produit est composé d'une base en polyamide et d'un bloc optique en polycarbonate incassable (matériau des casques de CRS et des cockpits d'hélicoptères...).
Jean-Christophe Solon dans «Charente Libre » 08/04/08 page 49

Les étonnantes ressources du biogaz
Elyo (groupe Suez) vient de lancer les travaux d'installation d'une station de déshydratation-traitement de biogaz sur la décharge de déchets ultimes du Pays d'Aix sur le plateau de l'Arbois. Ce biogaz alimentera une turbine de 4,2Mw qui vendra sa production à EDF pour un CA estimé à 42 millions d'euros sur 15 ans. Elyo reversera même une redevance annuelle à la communauté d'agglomération.
« Les Echos » 09/04/08 page 18

NaturePlast déjà N° 2 européen !
Deux ans après sa création, fin 2006, par Thomas Lefèvre sur le site d'une ancienne usine Moulinex à Cormes-le Royal dans le Calvados, NaturePlast est déjà le deuxième importateur européen de plastiques européens PLA (acides polylactiques), des plastiques 100% végétaux qui servent à fabriquer des barquettes et films pour l'agro-alimentaire, des gobelets, des bouchons de flacons de parfumerie, des pots de fleurs, etc. NaturePlast fournit des granulés de PLA à l'industrie et propose, en plus de cette activité de négoce, des services de reproduction d'objets en bioplastique, et des prestations d'expertise. L'entreprise a été distinguée « jeune entreprise innovante » en Basse-Normandie et vise 2 millions de CA cette année.
Claire Garnier dans « La Tribune » 10/04/08 page 13

5 PRIX DE L'AMBITION !!!
Hervé Novelli a remis le 10 avril leurs prix aux 5 lauréats des prix de l'Ambition décernés par la Banque Palatine et « La Tribune ».
La formule qui sauve la pierre !
Dans la catégorie International, l'entreprise distinguée est Guard Industrie (Montreuil, Seine-Saint-Denis), spécialiste de la protection chimique des surfaces qui réalise la moitié de son CA à l'étranger où elle compte 5 filiales. Le créateur Alain Wayser avait créé sa société à l'origine pour importer un produit américain. Mais il en a rapidement amélioré la formule et a repris sa liberté pour devenir très vite leader français des produits de protection textile, et découvrir que son produit rendait aussi les pierres insensibles aux projections et à la pollution et beaucoup moins sensibles aux tags et aux graffitis. L'entreprise a également innové avec une lasure protectrice et colorante pour le béton. Elle emploie 102 salariés, réalise 4,1 millions de CA avec un catalogue de 20 références et reverse 1% de son CA à des associations oeuvrant pour la protection de la nature dans le cadre du club « 1% pour la planète ».
Florence Pinaud dans « La Tribune » 11/04/08

Le designer à la croissance à deux chiffres
Lauréat du prix de la croissance, Jean-François Rey, peu connu du grand public, est pourtant un des designers les plus en vue notamment dans le domaine des lunettes optiques et solaires. Sa société BLI BDP, basée à Marseille, est abonnée aux croissances à deux chiffres et son chiffre d'affaires est passé de 5,7 millions en 2004-2005 à 16 millions pour l'exercice clos en mars dernier. Il dessine des montures en inox, titane ou acétate fait main qu'il fait fabriquer dans le Jura par un société dont il déteint 50% du capital. Positionné sur le luxe, ils dispose d'une boutique au Japon et de deux en France mais veut développer un réseau de distributeurs exclusifs. Deux magasins doivent ouvrir en Autriche et à New-York d'ici la fin de l'année.
Gérard Tur dans « La Tribune » du 11/04/08

Ossabois pousse plus vite que les arbres !
Lauréat ex-aequo du prix de la croissance, Ossabois (Noirétable dans la Loire), spécialisée dans les maisons à ossature bois, a multiplié son chiffre d'affaires par deux depuis 2005 pour arriver à un CA de 50 millions en 2007 avec 1 million de résultat et 132 salariés. A l'origine l'entreprise était une petite menuiserie artisanale. Sur le marché très atomisé de la construction à ossature bois, elle a changé de dimension quand elle a commencé à se centrer sur la construction des ossatures en atelier pour en confier le montage à des entreprises partenaires. Résultat : 200 maisons individuelles et 1.200 logements construits pour la seule année 2007. Et Ossabois ne veut pas en rester là: le PDG pévoit un CA de plus de 100 millions dans les 5 ans.
Claude Ferrero dans « La Tribune » 11/04/08

Ascorel
Prix de la reprise transmission, Ascorel (Pont-l'Evêque dans l'Isère) s'est développée sur un marché de niche : celui des systèmes électroniques de sécurité et d'aide à la conduite des grues et autres engins. Reprise sous forme de LBO en 2005, l'entreprise a connu depuis des taux de croissance-record et a multiplié son CA par deux pour atteindre 13,5 millions avec un taux d'exportation de 40% et un résultat en forte hausse à 1,35 millions grâce à des frais réduits de 17% mais avec un effectif en hausse (60 contre 47 en 2005). La recette repose essentiellement sur le management. Le repreneur a voulu transformer une entreprise qui était encore artisanale en véritable entreprise industrielle et a donc recruté une contrôleuse de gestion, un directeur des achats, un commercial export avec des objectifs précis assignés à chacun : tableaux de bords précis pour la première, suivre le triptyque coût / qualité / délai des fournisseurs pour le second, booster l'international pour le troisième. La modernisation des process a par ailleurs été menée jusque dans les plus petits détails.
Claude Ferrero dans « La Tribune » 11/04/08

Saint Jean Industries
Prix spécial du Jury, la société Saint Jean Industries (Saint-Jean-d'Ardières dans le Rhône) doit son succès à une rupture technologique (alliance hybride de techniques de forge et de préforme de fonderie appliquée aux pièces en aluminium) dans un métier traditionnel : la fonderie aluminium de pièces de suspension et composants moteurs pour l'automobile. Cette innovation appelée Cobapress a été le fait du directeur technique, futur repreneur de l'entreprise, et a fait l'objet de plusieurs brevets.
C'est la vente du brevet Cobapress à l'un des leaders mondiaux de la jante auto, l'Américain Superior Industries, qui a marqué le véritable virage à l'international de l'entreprise sans nuire au développement en France puisque, si l'entreprise a construit une usine en Croatie pour des pièces moins techniques, elle a aussi construit en 2002 une deuxième usine de 10.000m2 dans le Rhône. En 2004, Saint Jean Industries a aussi vendu une licence en Corée du Sud. En 2005, elle a ouvert un bureau à Shanghaï et racheté une une autre fonderie et un sous-traitant dans le Rhône.
Fin de la boucle : Saint Jean Industries a racheté en 2006 l'activité de suspension de Superior Industries, son premier licencié aux Etats-Unis !
Claude Ferrero dans « La Tribune » 11/04/08

Kaporal prend les grands à revers
Créée en 2004 à Marseille par le fils d'un industriel marseillais du textile, Kaporal a réussi, en quatre ans, à s'imposer sur le marché des jeans chics dominé jusqu'alors par les Italiens Energie et Diesel et le Hollandais G-Star. Le CA est passé de 16 millions en 2004 à 52 en 2007, avec 6,7 millions de bénéfice avant impôts. La success-story est telle qu'un fonds d'investissement (MBO Partenaires) vient de prendre 33% pour aider l'entreprise à financer son développement. Kaporal se diversifie maintenant dans les « hauts » (tee-shirts, vestes, chemines) et vise 50% à l'export (14% actuellement). Anecdote : le produit devait au départ s'appeler « Caïphirinia », du nom d'un célèbre cocktail brésilien. C'est parce qu'un collaborateur avait mal compris et entendu « Caporal » que ce mot a été finalement retenu pour la marque (avec un K, plus riche en possibilités graphiques que le C). Sans doute ce quiproquo de départ a-t-il contribué au succès en rendant la marque plus facile à mémoriser !
Florentin Collomp dans « Le Figaro » 14/01 page 23

La musicienne tue le diapason
Laurence Equilibrey, fondatrice d'un ensemble vocal (Accentus), a mis au point avec un bureau d'études un appareil qui donne le « la » mieux que les traditionnels diapasons, notamment pour des ensembles musicaux. Après en avoir défini le cahier des charges, elle en a confié le développement à un bureau d'études (Alciom) Son « e-tuner » programmable donne trois octaves et produit des notes altérées jusqu'à un part de ton dans l'oreille du choriste. Laurence Equilibrey a fondé une société (Boreal Concept) qui a bénéficié d'un financement de 100.000 euros auprès de proches et qui vend l'appareil 150 euros (bientôt 100 après industrialisation).
Franck Niederkorn dans « Les Echos » 14/04 page 22

OLD
+ deux vieux que j'avais oubliés !
Place de marché pour la formation
Pour aider les entreprises à s'y retrouver dans une offre atomisée (45.000 organismes de formation recensés !), la jeune société "Place de la formation" (20 salariés) propose depuis 2006 un outil informatique, véritable "place de marché" pour mettre en adéquation les besoins et les ressources.
Place de la formation recueille les besoins des entreprises, les diffuse puis sélectionne les meilleures offres qui sont alors soumises aux demandeurs. Déjà 7.000 organismes de formation se sont référencés (gratuitement) sur le site.
Nathalie Chevenne dans « La Tribune » 12/03
Rééditer des livres
Le nom de l'entreprise -Il était deux fois- résume parfaitement le projet d'entreprise. Ancienne de chez Bordas, Adélaïde Veegaert, 30 ans, a bénéficié du dispositif "Cap Création Sarthe" pour créer une entreprise qui réédite, avec succès des titres contemporains de livres pour enfants devenus indisponibles. Cette idée répond à un besoin car la recherche permanente de nouveauté fait qu'il y a un turnover de titres très rapide dans ce secteur. Le dispositif "Cap Création Sarthe" permet de bénéficier d'un accompagnement et d'un financement de la phase de préparation jusqu'à 70% du salaire les 6 premiers mois et 50% les mois suivants.
« La Tribune 19 mars page 17

Management de l'innovation
Les dangers de la « musique » en affaires...
Le « coup d'accordéon », un instrument comptable qui consiste à réduire le capital social d'une entreprise en difficulté pour l'augmenter ensuite par apport de nouveaux capitaux constitue une réelle menace pour les créateurs d'entreprises. Certains fonds d'investissement l'utilisent en effet de manière abusive pour prendre le contrôle total de la société qu'ils ont soutenue, en écarter les fondateurs et en tirer ensuite la totalité des plus values. Ainsi, une société de vidéo à la demande (Glowria) a été revendue 18 millions d'euros quelques mois après avoir vu sa valeur réduite à presque rien dans le cadre d'un « coup d'accordéon ».
La leçon à en tirer pour les créateurs est qu'il faut se rappeler que « c'est celui qui a l'argent qui décide », que même lorsque tout va bien il faut penser à surveiller ses actionnaires et ne pas négliger les liens avec les financiers, et qu'il est prudent de se renseigner sur les pratiques des fonds avant de les accepter dans un tour de table. D'anciennes victimes de « coups d'accordéon » s'apprêtent à créer un classement des meilleurs fonds français. Optimistes, ils sont convaincus que les plus éthiques seront aussi ceux qui affichent les meilleures rentabilités...
Olivier Pinaud dans « La Tribune » 10 avril 2008 page 28
L'identité, frein ou moteur pour l'innovation
S'appuyant sur l'exemple de la disparition du chef étoilé Bernard Loiseau et ses conséquences pour l'avenir de l'entreprise, on peut s'interroger sur la question de savoir si l'identité organisationnelle forte d'une entreprise -rassurante d'un certain point de vue puisqu'elle fait de l'organisation autre chose qu'un « agrégat d'individus »- ne risque pas, aussi d'être un frein à l'innovation.
Dans le cas de Bernard Loiseau, les évolutions (dans l'organisation ou dans la carte du restaurant) par les successeurs ont été difficiles du fait de la volonté de fidélité au fondateur. Au risque de sombrer dans la muséification.
« Au regard de ce cas, on perçoit l'ambivalence de l'identité organisationnelle comme outil de management. D'un côté, ciment indispensable et cadre qui donne sens et facilite la prise de décision. De l'autre, à trop la formaliser, on condamne l'entreprise à l'immobilisme ».
Thomas Paris dans « La Tribune » du 9 avril page 33

Ecosystème des dirigeants élargi
L'écosystème des dirigeants s'est élargi. L'arrivée des problématiques de développement durable dans l'opinion, dans l'entreprise et dans la sphère politique modifie énormément le champ des contraintes pour le dirigeant qui doit faire face à une multitude d'interlocuteurs, très au-delà du périmètre habituel clients, fournisseurs, salariés actionnaires... Il lui faut désormais tenir compte des ONG, des lobbies, des représentants du pouvoir législatif et réglementaire, du grand public, de la presse, etc. Ceci l'amène à affronter des horizons de temps variables et parfois contradictoires. Exemple : le coût, immédiat, d'une nouvelle usine, mais aussi celui, plus lointain, de son démantèlement...
Jusqu'à présent la réponse des dirigeants à ces problématiques s'est résumée à des initiatives limitées : meilleure prise en compte du développement durable dans la communication financière, mise place de cellules de crise, mise en place de lobbying pour trouver des compromis avec les différentes parties prenantes.
Mais ceci ne suffit pas et il faudra intégrer le développement durable dans le management pour en faire un « management durable » : explication des contraintes et des « horloges » respectives, stratégie structurée déclinée à tous les niveaux, etc.
« Finalement le dirigeant devrait ressembler à un horloger du management durable au sein de l'entreprise » réconciliant des temporalités différentes...
François Lurin et Benjamin Blasco dans « La Tribune » du 09/04/08 page 33

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Commentaires

bravo et merci au CSOEC pour cette initiative inspirée et inspirante qui nous aide à faire le tri dans le chaos démesuré de l'information
quid de donner la parole à des experts-comptables qui témoigneraient d'initiatives innovantes de leurs clients locaux ?

Ecrit par : auckenthaler | 25.04.2008